
Victoria Boubolis
Comment expliquer l’écart entre l’enthousiasme suscité par les pratiques pédagogiques du jeu libre dehors lors de journées immersives et la difficulté pour les enseignants à les transposer dans leur quotidien scolaire ? C’est à cette question que cet article tente de répondre, à travers une recherche qualitative menée au sein de l’ASBL « Jouer Dehors ! ».
A partir d’observations de terrain et de récits d’enseignants engagés dans ces dispositifs, l’analyse met en lumière une tension entre ce qui est vécu comme une expérience inspirante et les obstacles rencontrés lors de l’implémentation de ces pratiques dans la réalité professionnelle. Les freins identifiés relèvent moins de contraintes matérielles ou institutionnelles que d’une posture façonnée par le besoin de contrôle, la pression temporelle, ou encore la peur du lâcher-prise.
Ce travail présente l’idée que la transformation des pratiques éducatives passe avant tout par une transformation intérieure. Il ouvre des perspectives vers des formes d’accompagnement immersives et sensibles, invitant à repenser la formation des enseignants comme un espace d’expérience, de réflexion collective et de déplacement de regard.
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